Sous la présidence de Dima Karadsheh
Conseiller à la cour
d’appel de Mons
Juge d’appel de la famille et de la jeunesse
Collaboratrice
scientifique au sein de l’Unité de droit familial de l’ULB
Tout le monde s’accorde pour condamner les violences conjugales. Néanmoins, personne ne s’entend sur ce que recouvre cette notion dans la réalité, en raison des représentations différentes que chacun se fait des violences. Aussi, cette formation a pour objectif de favoriser une meilleure compréhension du phénomène, en ce compris des mécanismes de contrôle coercitif et de ses impacts, tout en examinant les réponses juridiques et institutionnelles actuellement disponibles.
Cette formation entend contribuer à une amélioration des pratiques professionnelles, à la lumière des recherches scientifiques les plus récentes en sociologie, psychologie, neuroscience, criminologie et dispositions légales nationales et des instruments internationaux de protection des droits humains, notamment ceux relatifs à la prévention des violences faites aux femmes, à la protection des enfants et à la lutte contre les discriminations fondées sur le genre.
Les travaux de ce colloque s’articulent autour des axes suivants :
- Identification et mobilisation des cadres juridiques pertinents, tant au niveau national qu’international, dans le traitement des situations de violences conjugales, en particulier en contexte de séparation parentale ;
- Intégration d’une perspective de genre dans l’analyse juridique et factuelle des violences au sein du couple, afin de mieux cerner les dynamiques de domination et les rapports de pouvoir ;
- Distinction rigoureuse entre le conflit conjugal et les violences conjugales, en particulier le contrôle coercitif, à travers l’élaboration de critères d’analyse opérationnels ;
- Présentation d’outils concrets pour la détection du contrôle coercitif, avec un focus particulier sur l’évaluation de la criticité des situations ;
- Mise en lumière des conséquences invisibles des violences, y compris les effets psycho-traumatiques sur les victimes, adultes et enfants, et sensibilisation à leur prise en compte dans les décisions judiciaires et administratives ;
- Réflexion sur les formes de violence institutionnelle, notamment à travers le risque de victimisation secondaire induit par des mécanismes procéduraux inadaptés ou une lecture erronée des situations de violence ;
- Présentation de pratiques innovantes en matière de soutien au lien parent-enfant, en contexte de violences post-séparation, dans le respect de l’intérêt supérieur de l’enfant et de la sécurité des parties ;
- Remise en question de certains postulats ancrés dans les pratiques professionnelles, tels que le maintien systématique du contact parental ou le recours à la notion controversée de syndrome d’aliénation parentale, au regard de la jurisprudence et des standards internationaux ;
- Enfin, création d’un
espace interdisciplinaire d’échanges, permettant une réflexion
collective sur les évolutions nécessaires des paradigmes d’intervention.
PROGRAMME
Matinée: analyse du système des violences. Et si on chaussait de nouvelles lunettes ?
8h30 Accueil
9h00 Introduction
- Dima Karadsheh, conseiller à la cour d’appel de Mons, juge d’appel de la famille et de la jeunesse, collaboratrice scientifique au sein de l’Unité de droit familial de l’ULB
9h15 Comprendre, repérer et intervenir face au contrôle coercitif en contexte de violence conjugale
- Céline Rossini, chargée du développement et du transfert des connaissances - Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale (Québec)
- Joëlle Tetart, coordinatrice du DIVICo Liège, Pôle de ressources spécialisées en violences conjugales et intrafamiliales
10h45 Pause-café
11h00 Victimologie et approche sensible au trauma pour une meilleure protection
des victimes, adultes et enfants
- Agathe Willaume, collaboratrice scientifique à l’UNamur, Unité droit de l’enfant, juriste, politologue et victimologue, certifiée en criminologie, Directrice du Service d’Aide aux Justiciables de Marche (SMAJ), créatrice de la « Clinique du Lien »
12h00 Violences intrafamiliales et contrôle coercitif: enjeux juridiques
- Alexandre François, substitut du Procureur du Roi de Liège, Magistrat de référence VIF, Collaborateur scientifique à l’UCLouvain
13h00 Lunch
Après-midi: la violence post-séparation. Et l’enfant dans tout ça ?
14h00 Du paradigme de l'aliénation parentale au paradigme du contrôle coercitif
- Anne-Catherine Rasson, maîtresse de conférences et chercheuse à l'UNamur et à l'UCLouvain Saint-Louis Bruxelles et Directrice adjointe du Service Résidentiel Général l’Escale
15h00 L’expérience des enfants face au contrôle coercitif :
repenser leur protection à la lumière des dynamiques familiales et des impacts psychologiques
- Céline Rossini, chargée du développement et du transfert des connaissances - Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale (Québec)
16h00 Pause café
16h15 Les enjeux post-séparation autour du droit de garde. De nouveaux outils : la Clinique du lien
- Agathe Willaume, collaboratrice scientifique à l’UNamur, Unité droit de l’enfant, juriste, politologue et victimologue, certifiée en criminologie, Directrice du Service d’Aide aux Justiciables de Marche (SMAJ), créatrice de la « Clinique du Lien »
17h30 Le contrôle coercitif à l’épreuve du droit de la preuve - Conclusions
- Dima Karadsheh, conseiller à la cour d’appel de Mons, juge d’appel de la famille et de la jeunesse, collaboratrice scientifique au sein de l’Unité de droit familial de l’ULB
18h00 Questions - réponses
18h30 Clôture
FRAIS D'INSCRIPTION
- Inscription à la conférence en présentiel avec ouvrage : 160€ TVAC
- Inscription à la conférence en présentiel sans ouvrage : : 140€ TVAC
FORMATION PERMANENTE
Avocats : 4 points juridiques et 4 points non-juridiques
IFJ : prise en charge
L’Institut de formation judiciaire ne prend pas en charge les frais éventuels des personnes qui s’inscrivent mais ne sont pas effectivement présentes. Il est toutefois permis de se faire remplacer par un collègue qui signe la liste de présence mentionnant son nom et sa fonction à côté du nom du collègue remplacé.
CONTACT
Téléphone : 010/42.02.90
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